Référendum pour les Animaux, une initiative inédite en France.

Référendum pour les Animaux, une initiative inédite en France.

Depuis des années, les associations de protections animales luttent sans relâches pour faire évoluer la France et le sort qu’elle réserve à de nombreux animaux. Depuis des années, les différents partis au pouvoir ont toujours fait passer cette cause au second plan, à tel point que quasiment aucune amélioration n’a été retranscrite dans la loi. Et c’est même l’inverse, lorsque l’on sait qu’un personnage comme Willy Schraen revendique le soutien inconditionnel du président Macron…

 

Willy Schraen, cet homme qui envoi tout le monde de la chasse Française dans le mur en s’exprimant tour à tour pour les corridas, les combats de coqs ou bien grand défenseur des chasses dites traditionnelles (chasse à courre, déterrage, chasse à la glue…) et qui en parallèle n’hésite pas à qualifier les militant de la cause animale d’ « extrémistes » ou de « terroristes verts ».

Pour poser le contexte, nous pourrions également parler de Didier Guillaume le Ministre de l’Agriculture, qui a également dans son portefeuille la condition animale, et assiste le 14 aout 2019 à une corrida à Bayonne en compagnie de la Ministre de la Ville Jacqueline Gourault.

Autant de crachats envoyés à la figure des associations qui restent toutefois audibles auprès des français via les réseaux sociaux.

La fin de l’ « isolement ».

Le 2 juillet 2020, plusieurs personnalités montent sur la scène d’une salle de la Station F à Paris, il s’agit de :

  • Hugo Clément, journaliste
  • Marc Simoncini, le fondateur de Meetic
  • Jennifer Bierna, qui a navigué dans des cabinets ministériels, ou en tant qu’attachée parlementaire, ou bien  à la direction de la communication du groupe Illiad
  • Marie Tabarly, navigatrice et comportementaliste équin
  • Xavier Niel, le fondateur de Free
  • JacquesAntoine Granjon, fondateur de Veepee (vente-privee.com)

Devant cette scène, on retrouve plusieurs associations :

Le projet présenté est simple : Un référendum d’Initiative Partagé (RIP) pour les animaux.

 

Le RIP en question propose aux français de se prononcer sur l’abolition de la chasse à courre et des chasses traditionnelles, de l’élevage en cage, de l’élevage à fourrure, de l’élevage intensif, des spectacles d’animaux sauvages et de l’expérimentation animale quand il existe des alternatives. La proposition de loi complète est disponible ici : https://referendumpourlesanimaux.fr/proposition-de-loi

Pour parvenir à appeler les français aux urnes afin qu’ils puissent se prononcer, il est nécessaire de suivre un processus plutôt ambitieux :

  • Obtenir le soutien de 185 parlementaires afin qu’ils déposent ensemble la proposition de loi objet de l’initiative référendaire
  • Un mois après,  le projet passe au Conseil Constitutionnel pour vérifier que l’ensemble de cette initiative et conforme à la loi et à la constitution.
  • Une fois les vérifications effectuées par la Conseil Constitutionnel c’est le Ministère de l’Intérieur qui met en place un site Internet afin de recueillir les soutiens d’au moins 4 700 000 français inscrits sur les listes électorales dans un délai de 9 mois.
  • A l’issue de cette période de 9 mois, la proposition de loi revient alors au Parlement, où chacune des deux assemblées doit l’examiner, en l’adoptant ou en la rejetant. Si la proposition de loi n’a pas été examinée au moins une fois par chaque assemblée dans un délai de six mois, le président de la République la soumet au référendum.

Ce long processus, qui peut durer 18 mois, ne fait pas peur aux bénévoles des associations, comme l’explique un porte-parole  du collectif AVA :

«  Nous sommes aujourd’hui dans la première phase, notre travail à tous est de nous assurer que nous aurons bien les 185 parlementaires pour déposer la proposition de loi. Il nous faudra ensuite redoubler d’efforts afin d’obtenir les plus de 4 millions de signatures et nous commençons déjà à enregistrer tous les français favorables à ces mesures afin qu’ils puissent avoir l’information le moment venu. Pour cela, nous les invitons à aller sur le site www.referendumpourlesanimaux.fr et enregistrer leur e-mail et leur numéro de téléphone. »

Le site dédié au référendum pour les animaux recense un nombre important de personnalités  soutenant ce projet. On y retrouve Nicola Sirkis, Allain Bougrain-Dubourg, Juliette Binoche, Pierre Niney, Stéphane Bern, Nagui, Julien Courbet, Sonia Rolland, Pascal Obispo, Bruno Solo, Valérie Damidot, etc…

Le nom de la nouvelle ministre de l’écologie, Barbara Pompili, n’est pas encore indiqué sur le site. Elle avait signé une proposition de loi pour abolir la chasse à courre en 2013.

« Maintenant au pouvoir, Madame Pompili pourra faire le nécessaire pour aller au bout de ses convictions. » dit-on chez AVA.

Du côté des détracteurs de ce référendum, on retrouve principalement les dirigeants des chasseurs et toujours Willy Schraen qui va donc comparer les pratiquants de ces chasses avec les amérindiens.

« Nous remarquons qu’il a comme à son habitude poussé  le bouchon très loin pour trouver cet argument. Je peux vous assurer que le sort des chasseurs à courre est et restera bien différent des peuples de la forêt Amazonienne.  C’est tout simplement de l’indécence de la part de Willy Schraen. Le président des chasseurs défend même les modes de chasses qu'il ne connaît pas, ce qui est le cas de la chasse à courre par exemple. Il fait de la politique idéologique c'est tout »