La Corne de l'Afrique et l’Érythrée

La Corne de l'Afrique et l’Érythrée
La Corne de l'Afrique et l’Érythrée

Nous allons étudier ici quelle est la position de la corne de l'Afrique à différentes échelles, avec tout
d'abord dans le monde, ensuite au sein du continent africain et enfin le cas particulier de l’Érythrée.
Pour commencer cette étude, la Corne de l'Afrique sur la plan mondiale, avec premièrement les rapports économiques.

 

La région de la corne de l’Afrique est situé sur une zone économique et géographique convoité car
elle est a l’entrée de l’océan indien qui est une zone stratégique au commerce.
Pourtant cela ne profite pas aux pays composant la corne de l’Afrique car les grande puissance ce
sont accaparé les lieux afin d’en faire profiter leur propre commerce, la chine par exemple finances
la constructions de routes et de réseau de transport car la région conserve un intérêt commercial.
L’Éthiopie a connu le plus haut taux de croissance en 2017, plus de 10% du PIB, la chine a investi 4
milliard de dollars dans le pays
D’autre pays comme la France y voit également des intérêts économique notamment la compagnies
Orange qui s’intéresse au réseau téléphonique éthiopiens.
La chine s’élève au premier rang des partenaires extérieur de Djibouti. Ce pays connait également
une grande croissance économique avec une croissance de 7% en 2017.
Mais on peut ce demander si les richesse crée au sein de ces pays ne profite qu’au grande puissance
qui essaie de s’accaparer les bien de ces territoires en investissant massivement mais aussi
militairement car la région est en proie au pirates sur le canal de Suez qui gêne le commerce
maritime des pays développer, c’est pourquoi on trouve des militaires venu des pays comme la
France par exemple pour essayer de stopper la piraterie.
À l’échelle mondiale, la corne de l’Afrique est donc un territoire stratégique au niveau économique
mais qui profite essentiellement au pays développé, les pays composant la corne sont en effet
entrain de ce développé avec un PIB qui s’accroit, mais ils restent tout de même des pays ou la
pauvreté perdure et ou les inégalité sont très présente et font encore partie des pays les plus pauvres
du monde.

Deuxièmement, les relations internationales diplomatiques de la Corne.

Érythrée se caractérise par une instabilité politique par la multiplication des tensions et des conflits
avec les pays limitrophes. Ce pays est davantage soumit dans ses relations internationales comme la
politique impérialiste des pays occidentaux tels que l’Europe et les États – Unis. Il s’oppose au
modèle par sa particularité d’être un pays fermé, donc la plupart des libertés supprimées, négligence
des droits de l’homme et un régime autoritaire. Ainsi cet espace stratégique est sous haute
surveillance . En effet l’accès au canal de Suez par la mer rouge est une zone sensible lié au trafic
mondial reliant l’Asie du sud est à l’Europe. Les puissances occidentales sont installés dans cet
espace régional à travers des bases militaires au Djibouti. Même si il est indépendant depuis 1991
de nombreuses ONG d’aide au développement sont présente aussi présente telles que la mission
« Afars » des Nations unies. Cette faiblesse étatique permet aux puissances étrangères de
s ‘imposer et d’accentuer ce manque d’autorité : Europe, Chine, États-Unis, Inde, Japon et la
Russie. Cette mauvaise gestion attise l’apparition de mouvements islamiste radicaux. Ainsi la

puissance américaine multiplie ses bases dans le cadre de « Aire de responsabilité ». La Corne de
l’Afrique reste présente dans les relations internationales à travers le « Partenariat stratégique Union
douanière européenne / Union africaine ». Il s’applique par des liens sécuritaires et le
développement des axes forts. Par exemple : « Il ne peut avoir de développement durable sans
paix / sécurité (...) pas paix durable sous développement / sans éradications pauvreté ». De
nombreuses oppositions notamment avec l’Éthiopie et l’Érythrée à la suite d’un conflit meurtrier
entre 1998 et 2000. L’accord d’Alger n’est pas pris en compte par l’Éthiopie dans la délimitation
frontalière vis à vis de la ville de Badme. Mais en septembre 2018 un accord de paix permet de
pacifier les relations avec l’Érythrée notamment dans l’accueil des migrants à cause des islamistes
radicaux. Des puissances étrangères , c’est à dire du Golfe persique tente de faire des compromis
face à expansionnisme islamistes radicale de l’Érythrée. Ainsi le Quatar a entamé des relations avec
les Nations Unies pour le renvoi des troupes érythréenne au Djibouti. On peut dire que la Corne de
l’Afrique tend à entreprendre une politique de réconciliation encouragée par l’Éthiopie, la Somalie
et l’Érythrée Cependant cette région connaît une intégration régionale à travers des partenariats et
des associations de coopérations. Ainsi l’Érythrée est membre permanent de l’Union africaine
depuis 2010. Cette Union a pour but de promouvoir l’unité, la solidarité entre les pays et les peuples
grâce à la défense de la souveraineté et de l’intégrité des pays, donc le respect des délimitations
frontalières. De plus l’indépendance politique et socio-économique est défendue par la Chartre des
Nations Unies et la Déclarations des droits de l’Homme. Le but est d’assurer le développement dans
tous les domaines de façon réfléchit et à travers une gestion stable par la restauration de la paix et
de la sécurité. Par exemple l’Union africaine est présente par la régulation des contentieux
politiques dans le but de permettre le calme et la retenue des forces armées. Ainsi les soldats
érythréen sont contraints de retirer leur troupes armées au Quatar contre le Djibouti. Donc ce pays
par ailleurs le plus riches et démocratique de la Corne de l’Afrique s’insère dans les rapports de
force dans le Golfe persique.

Troisièmement, les aspects sociaux et culturels.

La Corne de l'Afrique est plus ou moins connu notamment avec la ville de Djibouti, qui est la ville
la plus riche de cette zone. C'est par et avec cette ville que les échanges internationaux se font le
plus souvent, de plus, la mer rouge via le canal de Suez ainsi que le détroit de Bab el Manded se
situent près de cette ville. Nous pouvons citer le projet Djibouti Ports & Free Zones Authority du
ministre turc de l'économie Nihat Zeybekci, où son projet constitue un quartier du port à la capitale
par le ministre djiboutien des finances Ilyas Moussa Dawaleh, fondé en 2004.
Il existe beaucoup d'écrits sur la zone de la Corne de l'Afrique, notamment par des romanciers et
des journalistes. Nous pouvons citer, par exemple Romain Gary avec Les trésors de la mer rouge,
Albert Londres avec Les pêcheurs de perles ou encore Arthur Rimbaud avec ses nombreuses
correspondances avec sa famille restée en France, tout cela vers la fin du XIX e siècles. Dans ces
écrits, nous avons le récit d'aventures, de contrebande, de trafic, de découvertes, des guerres et aussi
des histoires coloniales. Grâce à ces écrits, nous pouvons, de nos jours, apprendre et re-écrire
l'histoire de la Corne de l'Afrique depuis l'arrivée de la colonisation, les nombreux conflits et aussi
les indépendances demandées et celles acceptées.
Donc, dans le monde, cette zone est surtout connue parce que les habitants ont été victime de la
colonisation ainsi que de nombreux conflits qui perdurent encore aujourd'hui. Avec notamment
certains écrits d'Henry de Monfreid, nous apprenons qu'il avait l'existence des pêcheurs sur la zone,
ce fait explique pourquoi nous parlons de ''décalage'' entre l'Afrique EST et l'Afrique du centre, à
l'époque.
Certaines œuvres, comme celle d'Henry de Monfreid racontent les mœurs des habitants au XIXe et
au XX e siècles, entre conflits, esclavage, trafic d'armes etc... De plus, les sources sur le passé de
cette zone (la Corne de l'Afrique) sont très rares, ce qui rend les œuvres de ces écrivains et
journalistes d'autant plus célèbres.
Les auteurs nous donnent des descriptions ethniques qui s'intègrent dans les différents enjeux

politiques locaux de l'époque.
La religion est très présente dans le continent Africain. Comme dans le monde entier, la religion est
un trait de vie quotidien qui structure la vie des peuples ainsi que leurs journées. C'est un trait
important, surtout à l'époque, mais moins important de nos jours. En effet, la religion, étant quelque
chose de sacré, nul ne devait blâmer cette dernière et l’athéisme était mal vue, et cela peut importe
les religions. Néanmoins, la cohabitions entre différents cultes, différentes religions, n'est parfois
pas évidentes. Pour ce qui est de la Corne de l'Afrique et de sa vision mondiale, nous avons un
grand nombre de musulmans et musulmanes (l'Islam), un bon nombre de chrétiens (le
christianisme), quelques minorités juives à Djibouti. Pour ce qui est de l’Éthiopie, il y a plus de
chrétiens que de musulmans : 62% contre 35%, pareil pour l’Érythrée. Mais, à Djibouti, la grande
majorité est musulmane. Nous pouvons penser que cette grande majorité chrétienne est due aux
anciennes colonisations.
Il existe aussi des pratiques ancestrales, notamment les cultures éthiopienne et djiboutienne. « Les
ethnies et peuples traditionnels se mêlent à une population aux pratiques contemporaines dans un

grand respect, et partagent leurs coutumes et symboles » (https://africa-horn-travel.com/corne-de-l-
afrique/ ).

Il existe plusieurs langage dans l'Afrique de l'EST, comme le Kinyarwanda, l'une des langues les
plus parlées sur le continent africain. Il y a aussi le Bambara, dans cette zone, L'oromo, un dialecte
exclusivement parlé en Afrique de l'EST (Djibouti, Éthiopie et Somalie) dont 35 millions de
personnes parlent cette langue. Nous avons aussi l'Amharique, avec entre 28 et 50 millions de
personnes, qui se place en seconde position des langues les plus parlées, surtout dans la Corne de
l'Afrique. Et, pour finir, nous avons également le Swahili, un dialecte bantou, avec environ 150
millions de locuteurs.
La Corne de l'Afrique est un paradis rempli de richesse. En effet, durant des décennies et encore
maintenant, c'est une zone convoitée par le monde entier, notamment par les plus grand pays
comme l'Amérique et la Chine. Dans le paysage, nous pouvons distinguer des prairies, des champs,
des volcans, des déserts, des lacs, la mer,des montagnes... bref, une grande richesse topographique.
Ensuite, nous allons voir la Corne de l'Afrique à l'échelle continentale avec premièrement, une zone

vulnérable.

La corne de l’Afrique est une zone vulnérable. Elle est placée sous-haute surveillance maritime,
aérienne et terrestre par la communauté international. C’est un état failli qui n’est plus capable de
remplir les missions qui sont les siennes dès la chute du régime du général Siad Bure, Président de
la République de la Somalie en 1991 à la suite de multiples rébellions dû au tribalisme qui est que
chaque clan à son propre parti et cela provoquent une guerre civile. La Somalie qui fait partie de la
Corne de l’Afrique ainsi que Djibouti, Éthiopie et l’Érythrée sont touchés par des catastrophes
climatiques comme la sécheresse et provoque des grandes famines comme dans l’Éthiopie. La
Corne de l’Afrique est aussi marquée par des invasions de criquets qui touche le pays depuis une
décennies. La corne de l’Afrique est aussi exposée par la piraterie maritime qui a explosé depuis les
années 2000 au golf de l’Est de la Somalie. Ces actes ont commencé quand l’état Somalien
sombrent dans une guerre civile. Le Djibouti aussi sombre dans une guerre civile entre le FRUD
(Front pour la Restauration de l’Unité et la Démocratie) au président de Djibouti accusé de favoriser
une population les Issas cela se conclut par un accord de paix le 12 mai 2001. Concernant les
conflits majeurs sur le continent africain cela représente 90% des 25 millions de personnes déplacés
par les conflits et la persécutions soit 2 137 000 de déplacements internes et 2 648 000 en Somalie.

Deuxièmement, les enjeux économiques.

Si la corne de l’Afrique, de part sa position géographique et son histoire, est une zone
vulnérable soumise à de nombreux conflits, elle n’en reste pas moins une zone avec des enjeux

économiques et sociaux majeurs.
Si nous ne prenons que les PIB des pays, nous pouvons voir que la région est très pauvre:
Éthiopie 80.28, Somalie 7,48, Érythrée 6.72, Djibouti 2,19 Le PIB total de la corne de
l’Afrique n’est que de 96.67 milliards de dollars, ce qui fait un total plus faible que le
Venezuela seul qui est à 96 milliards de Dollars (2017). Sur ce PIB total de la corne de
l’Afrique, 80.28 milliards de dollars de ce PIB sont produits uniquement par l’Éthiopie, là ou
la Somalie est à 7.48 mds, l’Érythrée à 6.72 et le Djibouti à 2.19 milliards. Les
enjeux économiques de la région sont très visibles ici: la Somalie, le Djibouti et
l’Erythrée sont des régions extrêmement pauvre, avec une importation et une
exportation des ressource très faible. Il s’agit aussi de pas où les différents secteurs
d’activité ne sont que très peu développés: L’agriculture, par exemple, n’est que très
précaire. Les nombreux conflits dans la région de l’Afrique ne favorise pas
l’implantation de structures durables. Qui plus est, ces mêmes conflits rendent les
industries internationales très réticentes à s’installer
dans ces pays, d’autant plus qu’en l'Érythrée par exemple, l’État refuse l’implantation
d’entreprises et des industries privées.
Dans certaines régions de la corne, certaines terres sont vendues à des investisseurs étrangers,
comme en Éthiopie avec la Chine qui investit grandement dans les productions
industrielles, l’agriculture, notamment du riz ainsi que dans l’électricité du pays. Si c’est
investissement permettent d’enrichir l’Éthiopie et de favoriser son développement, il ne
faut pas oublier que la chine investit surtout pour son propre bénéfice (main d’oeuvre
moins chère etc...). Si la situation économique de l’Éthiopie est particulièrement due à la
présence chinoise, la situation est différente dans les autres pays de la corne, qui reçoivent de
l’argent surtout par le biais d’aides humanitaires (aussi bien d’organisation internationales comme
l’ONU que d’ONGs).
Un autre enjeu économique majeur de la corne de l’Afrique est sa position géographique: celle-ci,
avec la péninsule arabique, est côtière à la mer rouge: une région maritime avec un
trafic maritime très dense. Les pays côtiers de la corne de l'Afrique ont donc une
perspective de développement quant à leurs infrastructures maritimes, bien que cette
perspective est entravée par une piraterie très présente dans la région, qui est en
provenance de la Somalie ainsi que de l’Érythrée principalement.
Finalement, un dernier enjeux économique de la corne de l’Afrique, en lien avec les
enjeux précédents, serait un développement des exportations des ressources. Notamment
en Érythrée et Somalie, ces deux pays sont très fermés sur eux même, et n’exportent
pas les ressources qu’ils produisent. L'enjeu principal dans les prochaines années dans
ces pays sera d’accroître leur production, et d’exporter leurs surplus au moins à une
échelle régionale. Hélas, les régimes politiques installés dans ces pas sont souvent
contre une ouverture des frontières, qui pourrait permettre un développement
économique, et cela au détriment des populations.
Pour terminer, la place de l’Érythrée au sein de la Corne, avec premièrement un pays en marge de

l'économie mondial et régional.

Si l’Érythrée est à l’échelle internationale un pays isolé et en marge des relations diplomatiques, elle
n’est également que peu présente sur le plan continental. Toutefois, le pays tend à s’ouvrir sur un
plan commerciale depuis la levée des sanctions de l’ONU.
L’Érythrée a comme objectif de devenir le moteur économique dans la corne de l’Afrique, de
manière plus générale de tout le continent. En effet, le pays possède des réserves importantes de
ressources minières tel que l’or et le cuivre. Même si l’Érythrée possède une économie en
croissance majeure depuis le début des années 2000, Il faut préciser que cette argent n’est pas
distribuée équitablement au sein de l’État. L’Érythrée est classée parmi les pays avec les plus bas
IDH, aussi bien à l’Échelle mondiale que continentale; son IDH était de 0.44 en 2017. Comptant un

peu plus de 5 millions d’habitants, le PIB est de 2.61 milliards de dollars uniquement, ce qui le
classe 46ème pays avec le plus bas PIB, sur les 54 pays africains. La pauvreté est notamment due à
plusieurs facteurs: Le premier est la multitude de conflits où l’Érythrée fut impliquée de 1995 au
début des années 2000, qui ruina le pays durablement. Nous pouvons également noter comme
deuxième facteur qu la région de l’Érythrée est propice aux sécheresses, qui peuvent paralyser le
pays, qui possède une économie déjà instable. L’Érythrée possède aussi un retard dans sa
production des denrées agricoles, ce qui le rend encore plus fragile aux aléas climatiques et à tout
autre conflit avec les pays voisins. Mais le pays est moins dépendant depuis l’ouverture de ses
mines d’or et de zinc notamment L’Érythrée est également l’un des seuls pays à ne pas avoir rejoint
la ZLEC, ou zone de libre-échange continentale, avec le Nigeria et le Bénin. Ce traité censé
favoriser le commerce, en ouvrant les frontière et facilitant le transfert de marchandises, avait été
autrefois refusé par l’Érythrée car cette dernière était en pleine guerre avec l’Éthiopie. Si l’Érythrée
n’a toujours pas ratifié le traité, c’est notamment car l’écrasante majorité des commerces et revenus
érythréen sont gérés ou surveillés étroitement par l’État. Rejoindre la zone de libre échange serait
alors pour le gouvernement érythréen un choix difficile, car l’État n’a de ressources exportables que
ses minerais, qu’il préfère vendre à des États plus riches comme Nevsun resources, une entreprise
canadienne qui investit dans la majorité des mines africaines. à l’échelle continentale, L’Afrique du
Sud investit de plus en plus dans l’extraction minière en Érythrée. Notons que l’Afrique du sud est
l’un des pays les plus riches d’Afrique, qu’il s’agit de l’acteur principal de la ZLEC: nous pouvons
constater une tentative de développement rapide des pays émergents, qui s’installent dans les pays
moins avancés, à l’échelle du continent africain.
D’un point de vue social, l’Érythrée est également très en retard sur de nombreux points à l’échelle
continentale. Lorsque à l’échelle mondiale 15% de la population n’a pas accès à l’électricité, ce
pourcentage monte à 50% environ en Érythrée (valeur variable selon les années). Ce pourcentage
reste nettement supérieur à certains pays d’Afrique, mais reste faible à l’échelle mondiale.
Malheureusement, l'interaction majeure de l’Érythrée avec ses voisins africains est due à
l’émigration massive des érythréens, qui pour fuir leurs conditions de vie désastreuses, partent
notamment au Soudan (on comptait jusqu’à 3000 migrations par mois). En termes de Religion,
l’Érythrée est un pays avec une majorité chrétienne orthodoxe, avec en seconde religion l’Islam. Le
Christianisme étant la religion majoritaire en Afrique subsaharienne là où l’Islam est beaucoup plus
présent au Nord, nous constatons que l’Érythrée se trouve au croisement de l’influence de ces deux
religions. La plupart des autres groupes religieux sont interdits en Érythrée, sous peine
d’emprisonnement. Cette restriction de la liberté de culte est hélas une généralité dans plusieurs
pays d’Afrique, comme au Soudan, Niger, Nigeria, Libye ou en Somalie
Deuxièmement, la présence d'inégalités sociales.

La zone de la Corne de l'Afrique est connue dans le monde pour ses richesses mais notamment pour
ses contraintes dans de multiples domaines. En effet, le pays le plus pauvre de la zone concernée est
l’Érythrée, avec un PIB (produit intérieur brut) de 2.2 M, d'après la Banque Mondiale en 2019 et un
IDH (indice de développement humain) de 0,440 (soit assez loin du nombre idéal numéro 1). Ce
pays est un PMA (pays les moins avancés). La nature de cet état est une république à titre unique,
une dictature totalitaire, avec à sa tête Isaias Afwerki, depuis l'indépendance de cet état en 1993. Les
religions présentent dans le pays sont le christianisme ainsi que l'islam sunnite, qui font deux moitié
distinctes.
En effet, l’Érythrée a combattue pour son indépendance contre le gouvernement éthiopien, autre
pays présent dans la corne de l'Afrique, de septembre 1961 à mai 1991. En même temps, la guerre
civile éclatait en Érythrée. Ce conflit a mené à une séparation des deux pays (Érythrée et Éthiopie)
ainsi que la proclamation d'un nouvel état érythréen en 1993. Néanmoins, ces deux pays restent
dans de mauvaises relations depuis, ainsi qu'avec Djibouti, un pays voisin de la corne.
Par inégalités nous entendons les différences entres des individus et/ou un groupe social notamment

dans l'accès aux ressources, par exemple. Afin de nous aider à différencier ces inégalités, nous
avons des indicateurs tel que l'accès à l'éducation (l'école), l'espérance de vie etc... Ainsi, L'Afrique
subsaharienne présente plus d'inégalité que l'Europe, l'Amérique du N, la Russie ou la Chine.
Le pays contient 5 187 948 habitants (en 2018) pour 121 320 km carré. L'espérance de vie dans cet
état est estimé à 65 ans avec un taux de natalité d'environ 29% et un taux de mortalité d'environ 7%,
dont 45% de mort infantile, en 2017. Le PNUD a placé, en 2017, l'Erythrée au rang de 179e sur 187
pays en terme d'IDH.
Le régime érythréen (une dictature totalitaire) a supprimé la plupart des libertés et la situation des
droits de l’homme y est très préoccupante : interdiction des partis politiques ; absence
d’indépendance de la justice et des prisonniers politiques toujours plus nombreux ; liberté de la
presse et liberté syndicale inexistantes ; liberté de religion fortement encadrée ; arrestations et
détentions arbitraires. Nous avons donc, dans cette zone, une forte limitation des libertés de la part
du régime politique mise en place, qui, au regard du monde extérieur est préoccupant.
Cette « dictature » s'est imposé, comme explique Léondard Vincent, après la chute de Mengistu et
l'accession de l'indépendance. En effet, en 1993, des soldats manifestent pour pour leurs droits et
s'en suis une répression. 1998 : « la guerre des frontières » contre l'Ethiopie jusqu'en 2000, qui fut
une défaite militaire et politique pour l’Érythrée. C'est alors que commence des arrestations, des
disparités forcées, des assassinats d'opposants politique etc...
Le pays est régulièrement classé le dernier dans le classement mondial de la liberté de la presse de
Reporters sans frontières depuis 2008.
Dans les villes de l’Érythrée, la pauvreté règne et donc la famine laisse place à des déplacements
massifs dans les grandes villes, notamment dans la capitale Asmara, où la population urbaine de
cette ville s'est multiplié de quatre fois en 20 ans, ce qui a engendré des problèmes comme la
pollution, le manque d'hygiène, le manque d'accès à l'éducation pour les jeunes, les transports... la
ville a donc dépassé 1 millions d'habitants alors que cette dernière n'est pas faite pour un nombre
d'habitant aussi fort, ce qui explique les conditions déplorables.
Les habitants de l’Érythrée n'ont pas accès à certains besoins quotidien pour vivre, comme
l'électricité, où seulement 32% en ont accès.
L’Érythrée est une terre convoitée, avec ses ressources naturelles telle que l'or, le cuivre, le café, le
pétrole, le gaz... La population se voit être très dépendante de ces exportations. Les autres pays,
comme les pays du Nord, exploites ces richesses afin d'en faire profit, ce qui nuit à la vie des
habitants du pays. Ce qui fait les revenus du pays sont les tranferts de fonds en provenance de la
diaspora des érythréens émigrés et l'agriculture qui fournit 11% du PIB.
De nos jours, dans le pays, les jeunes garçons et jeunes filles sont obligés de faire leur service
militaire dès l'âge de 17 ans jusqu'à la quarantaine, où il existe des inégalités intérieures : viols,
brutalités, cachot et tortures.
Dans le pays, il y a 314 camps de détention où dispose des techniques comme les cellules,
l'isolement, torture...
Avec toutes ces inégalités et ce désordre présent en Érythrée, ce dernier se voit perdre des
habitants : sur 5 millions, 1 millions se sont évadés depuis 2004, malgré les frontières surveillées.
C'est surtout la jeunesse qui fuis ce pays pour trouver une vie meilleure ainsi qu'un avenir autre que
celui déjà présent en Érythrée. Ce pays représente un foyer de déstabilisation potentiel ainsi que la
présence massive de camps de concentration que la jeunesse essaie de fuir.
Très récemment, les fortes invasions de criquets dans la zone de l'Afrique de l'EST, notamment en
Érythrée, aggrave encore la situation déjà alarmante des habitants au sein de l'état. En effet, cette
invasion menace le domaine de l'agriculture et leurs moyens de subsistances qui sont déjà pauvres.
Comme l'explique l'article de l'ONU Info « payez un peu maintenant ou payez beaucoup plus tard »,

les habitants font déjà face à une « situation d'insécurité alimentaire aiguë ».
Comme nous pouvons le voir, des associations comme l'ONU ou encore des ONG pour aider les
habitants de l’Érythrée, mais cela reste insuffisant. Aujourd'hui, le pays se voit tourmenté par une
invasion de criquets en masse et l'ONU appel les autres pays, notamment l'Amérique afin d'aider
financièrement l’Érythrée ainsi que les pays d'Afrique de l'EST (donc la Corne de l'Afrique) face à
ce nouveau problème qui risque d'aggraver la situation déjà problématique.
Troisièmement, la malédiction des pays rentiers.

De nombreux pays africains s’insère dans la mondialisation par l’exploitation des matières
premières , c’est à dire des ressources minières, énergétiques et naturelles. Par contre c’est
ressources sont exploitées par des multinationales notamment des pays développés. Ils
correspondent à des grandes entreprises possédant d’important capitaux et de nombreuses filiales à
l’étranger. Cependant les pays de la Corne de l’Afrique tire leur attractivité par le potentiel de la
surface cultivée. Ainsi les Firmes transnationales (FTN) reverse une toute petite partie de leurs
bénéfices du au faible coût mondial. C’est pays d’économie primaire exporte des matières à faible
valeur ajouté et deviennent dépendants des pays du Nord à cause des « rentes ». Par exemple
l’Érythrée tend à se développer grâce au secteur de l’agro-industrie comme la firme française
« Géocoton ». Cependant l’exploitation par les puissances occidentales provoque une instabilité
politique. En effet l’Érythrée tente de se réapproprier ses ressources et conteste le manque de
coopération avec les Occidentaux. Mais cette protestation correspond à une demande de distribuer
de façon équitable les revenus tirés de leurs propres ressources. L’Érythrée était soumis à une
politique autarcique mais l’ouverture économique est possible avec l’apaisement des tensions entre
l’Éthiopie. Par contre l’Érythrée tente de s’imposer dans la Corne de l’Afrique notamment avec le
secteur industriel (22%) , c’est à dire le cuivre, l’or et la potasse. Ainsi ces ressources profitent aux
pays du Golfe tels que l’Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unies puis les États – Unis.
Cependant cette ouverture empêche une grande majorité des Érythréens de partir de leur pays et de
rester bloquer dans les camps de réfugiés . De plus une grande majorité de la population reste
confronté à une pauvreté – extrême puisque les revenus sont redistribués de façon inégalitaire à
travers un système de « clientélisme » et de corruption à cause de la faiblesse de la fiscalité. Ainsi
l’Érythrée connaît une distanciation du lien entre le gouvernement et la population.
La Corne de l'Afrique est une zone stratégique par son trafic mondial et ses ressources naturelles.
Mais ce potentiel attire les convoitises et provoque une instabilité politique, économique et social.
De plus, la présence des tentions et des conflits amène cette région à être dépendante des puissances
étrangères notamment occidentales (Europe, États-Unis).
Cependant, cette région est hétérogène au niveau économique, social et politique. En effet,
l'Ertyhrée est marquée par une extrême pauvreté et de fortes inégalités sociales. Cette faiblesse
étatique renforce la violence et l'autoritarisme politique. Par contre, l'Erythrée s'ouvre
progressivement à l'économie mondiale à travers l'exploitation de ses matières premières (minière,
énergique et naturelle).
Néanmoins, de nos jours, la Corne de l'Afrique est dévastée depuis le mois décembre par une
invasion de criquets, ces criquets représentent une menace pour la production agricole et peut
provoquer une famine. L'apparition de ces criquets est dû au dérèglement climatique et ne cesse de
prendre une ampleur hors norme.