La vie sur Mars, une découverte capitale

La vie sur Mars, une découverte capitale
La vie sur Mars, une découverte capitale

Le robot de la NASA Curiosity, actuellement en mission sur la planète rouge, a détecté une mine d'or de composés biologiques et organiques sur la surface de Mars et des fluctuations saisonnières de méthane atmosphérique. Cette découverte statrosphérique, dévoilée jeudi, marque comme une évidence très forte que le voisin de la Terre peut avoir hébergé la vie - ou l'héberge actuellement.

Mais la NASA a souligné qu'il pourrait y avoir des explications non-biologiques des deux découvertes faites par le Rover Curiosity dans un site appelé le cratère de Tempête, laissant la question de la vie Martienne toujours d'actualité, mais sans réponse exacte.

On a découvert trois types différents de molécules biologiques et organiques lorsque le robot a grossièrement creusé un trou de 5 centimètres dans la pierre martienne vielle de 3.5 milliards d'années : une roche sédimentaire au grain fin, dans ce qui s'appelle le cratère de Tempête, apparemment le site d'un grand lac quand "l'ancien Mars" était plus chaud et avait une météo plus favorable que la planète désolée d'aujourd'hui.

Curiosity a aussi mesuré inopinément grand cycle saisonnier dans les faibles niveaux de méthane atmosphérique. Environ 95 % du méthane dans l'Atmosphère de la Terre sont produits de l'activité biologique, quoique les scientifiques aient dit qu'il est encore trop tôt pour savoir si le méthane Martien est aussi relaté à la vie.

Les molécules organiques sont les blocs de construction de vie, quoiqu'ils puissent aussi être produits par des réactions chimiques sans rapport à la vie. Les scientifiques ont affirmé qu'il est prématuré d'annoncer avec certitude si oui ou non les composés ont été créés dans des processus biologiques "humains" comme ceux que nous connaissons sur la Terre.

Qu'un autre endroit ou qu'une autre planète que la Terre ait hébergé la vie, peut-être même en forme microbienne, est une des questions primordiales de la science actuelle.

"Il y a trois sources (sous-entendu, origines, NdT) possibles à cette matière organique," a dit l'astrobiologiste Jennifer Eigenbrode du Centre de Vol Spatial Goddard de la NASA, situé dans le Maryland. "Le premier serait la vie, ce que nous ne pouvons affirmer avec certitude. La deuxième explication serait des météorites. Et la dernière indique des processus géologiques, signifiant que les processus rocheux se sont fait eux-mêmes".

Le robot Curiosity, qui a permis aux scientifiques d'explorer Mars comme jamais, et qui a pour but de savoir si Mars possède des conditions favorables à la vie, a fait la première détection définitive de molécules biologiques en 2014, également aussi dans la roche de ce "cratère de Tempête" formée du dépôt de lac antique - mais il s'agissait de relevés et de composés beaucoup plus limités que ceux dévoilés jeudi dans la revue Science.

"Ce que les détections organiques dans cette roche nous montrent, c'est que la thèse de l'habitabilité est renforcée. Elles nous disent que cet environnement antique sur Mars pourrait avoir contenu la vie telle que nous la connaissons sur Tere," soutient Eigenbrode. "Tout qui a été nécessaire pour apporter la vie était là. Mais ces relevés ne nous disent pas que la vie était là."

Christopher Webster, un chercheur attaché à l'université de science atmosphérique au Laboratoire de Propulsion par réaction de la NASA en Californie, a affirmé que ce sont des microbes existants qui avaient possiblement contribué au méthane atmosphérique Martien.

"Avec ces nouvelles données, nous ne pouvons de nouveau pas exclure l'activité microbienne comme une source potentielle de vie", a ajouté Webster.

La quantité de méthane a atteint un niveau maximal à la fin d'été dans l'hémisphère nord, à environ 2.7 fois le niveau de la quantité saisonnière la plus basse.

Les scientifiques ont été étonnés de trouver des composés organiques, et surtout, d'en trouver en aussi grande quantité, en considérant les conditions très difficiles, y compris le bombardement de radiation solaire sur la surface Martienne. Après le forage, Rover Curiosity a chauffé les échantillons de roche et en a extrait les composés organiques à l'origine de cette découverte de taille.

En référence aux découvertes de ces composés organiques et du méthane, Webster a dit, "Ils font allusion à un temps précédent sur Mars quand l'eau était présente (...)" ; pour lui, ces composés montrent "l'existence de formes de vie primitives".

Les scientifiques espèrent trouver des composés organiques mieux préservés avec Curiosity ou d'autres robots spaciaux qui leur permettraient de vérifier d'éventuelles signatures chimiques de vie, et ainsi confirmer (ou infirmer) l'hypothèse qui paraît encore invraisemblable de nos jours : la vie a existé sur Mars. Si toute vie semble impossible de notre point de vue, étant donné les conditions climatiques martiennes, l'enjeu de la question est de démontrer si oui, ou non, une vie est possible ailleurs que sur la Planète bleue. Pour le moment, la réponse est toujours non - mais ce non vacille.