Délit d’entrave à la chasse, une loi pour rien !

Délit d’entrave à la chasse, une loi pour rien !
Délit d’entrave à la chasse, une loi pour rien !

Alors que l’opposition à la chasse à courre s’accentue depuis 3 ans avec l’émergence du mouvement AVA (Abolissons la Vénerie Aujourd’hui), les veneurs eux réclament à cor et à cri une loi condamnant l’entrave à la chasse.

Ils pensent pouvoir se débarrasser des opposants.

1 an d’emprisonnement et 30 000 € d’amende. Arme redoutable pour faire condamner quiconque qui s’interposerait pour empêcher la torture d’un chevreuil. Du coté des opposants à la chasse à courre, cette proposition de loi parait surréaliste :  « Imaginez un instant que l’on retrouve un riverain devant un tribunal pour avoir repoussé des chiens commençant à dévorer les cuisses d’un cerf hurlant de douleur ? Cette loi ne ferait qu’amplifier l’opposition à cette pratique. »

Il faut ajouter que les arguments pour faire passer cette loi, sont pour la plupart des mensonges.  A l’image du sénateur Jérôme Bascher qui en pleine séance au Sénat parlera de « méthodes de terroristes » pour illustrer l’opposition à la chasse à courre dans son département de l’Oise. « Il a répété des éléments de langages dictés par les quelques communicants de la Société de Vénerie. Honteuse manipulation de la démocratie au service d’une caste prête à toutes les diffamations pour continuer à traquer et à torturer. Toutes les accusations du sénateur Bascher sont fausses. »

Ces communicants qui poussent ce sénateur à se ridiculiser en répétant un mensonge, qui sont-ils ? Chez AVA l’avis est sans concession : « Veneur pour nous est synonyme de menteur. Le chargé de communication des chasseurs à courre en Picardie n’a pas hésité à utiliser les photos d’une banque d’images sur Internet pour nous accuser de crever des pneus. Ils ont diffusé une vidéo qui est toujours en ligne sur leur page et qui m’accuse d’avoir volé un chien, ce qui est complétement faux. Ils vont jusqu’à mentir jusque dans leurs communiqués officiels ».

Etrange déploiement de moyens, pour une loi qui au final ne changera rien. Car qu’est ce qui dérange réellement la vénerie ? Ce sont ces militants qui filment et qui ensuite diffusent sur les réseaux sociaux les actes violents des veneurs. Sauf qu’aucune loi ne pourra empêcher des militants de suivre et de filmer les chasses à courre.

Du côté d’AVA, on est serein : « Avec ou sans cette loi, nous serons toujours sur le terrain pour montrer au grand public ce qu’il se passe».

« Avec ou sans cette loi, nous serons toujours sur le terrain pour montrer au grand public ce qu’il se passe»

La tension monte.

Alors que les opposants continuent de suivre les chasses et de filmer, les veneurs eux s’entourent d’une organisation qu’ils appellent  « les marcheurs ». Ils portent des gilets « J’aime la chasse » avec le logo de la Société de Vénerie. Pour AVA, «  il s’agit d’une milice dont le principal objectif est d’empêcher la prise d’image. Ils n’hésitent pas à utiliser la violence pour ça. ». Sur le terrain, ceux qui veulent protéger l’image de la vénerie ont de plus en plus de mal à se tenir, essayant même d’utiliser leurs 4x4 contre les voitures des opposants pour tenter de provoquer un accident ou alors de s’emparer des caméras et des smartphones.

 

Vers le clap de fin pour la vénerie ?

L’abolition de la vénerie en France ne serait qu’une question de temps pour AVA : « Lorsqu’il ne reste plus que la violence et le mensonge pour défendre quelque chose c’est tout de même le signe que la fin est proche ».